01 novembre 2009
Non-Halloween ?
Hier, c'était Halloween.
Enfin, je me demande aujourd'hui si ce n'est plus qu'anecdotique de le dire. Bien sûr, ça fait longtemps que ce n'est plus qu'une fête commerciale... On peut même dire que chez nous ça a toujours été ainsi.
Néanmoins, me permettrez-vous de dire qu'on vante chaque année la puissance de l'esprit de Noël, qui rassemble les familles et autres bienfaits visibles, alors que s'il n'y avait plus les réveillons et ses plats chers ainsi que les cadeaux... cette célébration serait certainement vouée à disparaître elle aussi ?
Hé oui, hein, ça fait longtemps que le côté religieux n'est plus ce qui fait vivre Noël pour la plus grande partie de la population française.
Enfin revenons à nos moutons, ou plutôt à nos citrouilles.
Même si c'est commercial, j'aime bien Halloween. Pas que je sois une férue de bonbons et sucreries. Loin de là.
C'est certainement davantage parce que ça doit être le seul jour où on peut relâcher sa garde et faire des choses un peu "hors normes" sans être immédiatement jugé ou traité de fou. En effet, j'ai toujours eu ce problème : constater que ma nature ne plaisait pas à la norme. Grande, c'est devenu une 'force', mais petite j'en ai longtemps souffert. Halloween a débarqué bien haut sur l'échelle de mon enfance, mais j'ai quand même pu en profiter, en comprenant sûrement plus vite quels étaient les vrais atouts de la fête. Et puis se déguiser m'a toujours beaucoup plu... Je suis très triste qu'on ne m'invite pas à des soirées costumées !!
Pour moi Halloween est donc un peu une fête de la liberté, au même titre que la Fête des Fous moyenâgeuse. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'était un jour où toutes hiérarchies et richesses étaient renversées le temps d'un défilé et de festivités, les riches devenant pauvres et les pauvres riches. J'ai du mal à imaginer comment ça pouvait vraiment se passer... Je vois plutôt ça comme un grand bazar, mais qui donne le sourire. Non ?
Enfin, tout ça se perd...
Aucun enfant déguisé n'est passé chez moi. À la boutique, nous avons eu deux groupes. Le premier a surpris ma collègue, qui n'avait rien prévu. Elle a prévenu notre chef, qui a acheté quelques bonbons, mais ceux-ci n'auront ravi que deux enfants venus un peu plus tard. J'ai remarqué quelques autres petits costumés qui arpentaient les galeries, mais ils ne sont pas venus nous voir...
Plus tard, j'ai parlé à mon responsable de cette disparition de l'engouement pour cette fête. Il m'a parlé de la Fête de Saint Martin qui se célèbre dans le Nord, d'où il est originaire. Ce n'est pas au même moment de l'année. Apparemment, ça se perd un peu là-bas également.
Cette fête s'organise autour de la culture de la betterave à sucre. La mairie de la ville laisse à disposition des petits habitants une charrette de betteraves. Chacun choisi un ou deux beaux légumes, et s'en va tailler l'intérieur en forme de visage, comme on le fait avec les citrouilles. Ensuite, on place une bougie à l'intérieur, et on se promène dans la ville avec sa betterave lumineuse transformée en lampion. Tout le monde se retrouve ensuite à la salle des fêtes pour partager des paquets de bonbons et un chocolat chaud. C'est vraiment mignon...
Dommage que la plupart des enfants semblent perdre de nos jours l'innocence qui les faisaient aimer ces fêtes...
J'ai une grosse note en préparation, d'où le fait que je n'ai pas posté depuis quelques jours, mais je ne vous oublie pas, chers lecteurs, même si vous êtes rares.
Ok, c'est vrai, j'écris aussi pour moi ici, hein.
image postée par Gypsy48 sur photobucket.
27 octobre 2009
Entrechat
J'aimerais raconter plein de choses, mais il est un peu tard pour que je me lance dans une note longue et palpitante. Ce sera pour très bientôt cependant. Ce serieux ne me ressemble pas, mais je ne me lève pas très tard demain... Je dois être un peu fatiguée en fait...
Hier, alors que je m'habillais à 14h05 après avoir passé une longue matinée de dix heures devant mon ordinateur (explications prochainement), je jette un coup d'oeil à ma fenêtre qui donne sur le toit. Bon, moi, quand j'y regarde, ça donne sur le ciel, mais le toit est juste à côté en fait : je pourrais ouvrir ma fenêtre pour sortir dessus et m'y balader, mais ce n'est pas le sujet.
Donc, je lève les yeux sur la vitre et... je sursaute, parce que je vois un grand chat qui me fixe. Trop bizarre. Il me voyait, j'en étais sûre, mais ne bronchait pas, imperturbable malgré mes larges mouvements qu'il suivait de ses pupilles toutes fines...
C'était presque gênant en fait... Je me suis prise à imaginer que quelqu'un pouvait me voir au travers des yeux de ce chat, ou que lui-même était habité...
Il avait vraiment un regard intelligent.
Au magasin, il y a un spot capricieux qui s'éteint de temps en temps. L'ampoule est certainement en train de mourir. Comme il se rallume tout seul par ailleurs, je n'ai pas encore pu prouver à mon chef qu'elle avait des soucis, car lui ne l'a jamais vue éteinte.
Cette lampe me nargue quoi.
Du coup, je l'ai prise en photo avec mon portable au moment où elle se reposait. Juste histoire de me faire un petit défi en fait, parce que je n'ai même pas montré la photo au chef.
Image d'un ballet par honeeb73 sur photobucket.
21 octobre 2009
Bad work, Good night
Mon travail me stresse tellement en ce moment que je fais une rechute d'eczéma. Avec le froid, ça s'intensifie. C'est très moche,
mais s'il n'y avait que ça... Douleurs, brûlures, ça démange... Et moi, quand j'ai mal, je suis énervée.
Mon chef a voulu que ma collègue et moi (je précise que ma camarade, de remplacement, connait encore moins les ficelles du magasin que moi) fassions le merchandising (c'est à dire placer les produits selon des thèmes (généralement en accord avec la vitrine ou le climat), en mettre certains en avant pour la vente...). Bref, déménager la place.
Nous étions censées le faire en un jour, ce que j'ai appris le jour même, lundi. Mon responsable est arrivé à 13h ce jour, m'apprenant en même temps que j'aurais dû commencer le merch' dès ce matin là. Comme quoi ça avait été dit le samedi. Désolée, mais pas à moi. Je savais qu'on allait le faire aujourd'hui, mais il n'a jamais été question devant moi que je devais le commencer toute seule...
À cause d'un malentendu, on commençait donc en retard, pour faire un truc qu'on avait jamais fait, avec pour seule aide un document imprimé (qu'on devait se partager en plus, paye ton attente inutile quand l'autre en a besoin) fait à partir de magasins très différents du nôtre (pas les mêmes surfaces d'actions, pas les mêmes articles... Super.).
Au final, à 17h30 le lendemain, j'y étais encore, à me démener pour trouver des solutions d'installations. Et le pire dans tout ça, c'est que mon chef est venu à mon secours, me faisant par là très bien comprendre que j'étais lente et que je ne faisais pas comme il fallait. Gros coup dans l'égo. Ouais mais bon, moi, contrairement à l'équipe de merchandising qui fait ce travail (et qui va en plus me 'noter' aujourd'hui, je l'ai appris hier soir... je ne sais même pas pourquoi ils nous font faire leurs corvées !), je suis pas formée pour ça. D'ailleurs, je ne suis pas formée du tout pour la vente, et je pense déjà faire pas mal d'efforts. Ok, il a reconnu qu'on s'était donné du mal, mais j'ai quitté le boulot avec un grosse boule au ventre et l'envie de chialer.
J'ai trouvé une crème contre mes boutons. Bien agressive (cortisone mon amie), à n'utiliser qu'une fois par jour donc, mais efficace. C'est pas tout parti, c'est trop tôt. Ça fait toujours mal, mais ça va mieux.
Heureusement, hier soir, j'ai pu me détendre avec une délicieuse infusion artisanale (violette, coquelicots, et beaucoup d'amour) avant d'aller jouer avec mon autre groupe, celui ou j'arrive presque parfaitement à tout jouer mes morceaux (ahah). Ça m'a fait un bien fou, d'autant plus que j'aime beaucoup les gens là-bas. C'est drôle, on a rien en commun quasiment, à part la musique. On ne discute pratiquement pas, on joue, on rit... et on savoure le moment. Jouissif, purement et simplement. Merci à eux.
J'ai plein de courbatures partout ce matin, sûrement un contrecoup des crispations musculaires avec lesquelles mon corps se défend depuis deux jours. Ce sont des copines aux boutons !
Ah, ça fera plaisir à mon p'tit piaf : je suis en train d'éditer une liste de chansons que je vais tenter de reprendre à la basse, pour les graver et les écouter en cours avec L. La première sur la liste, c'est "The Stormy King" de Bad Messiah, un groupe que merle m'a fait découvrir donc. La partie de basse de la chanson est trèèès jolie, assez simple, mais avec quelques défis, donc j'adore !
Bon, je vous laisse, il faut que je cherche quelques autres titres pour ne pas graver un disque avec du vide.
Image de www. joyrides . com (Joe Schwartz)
19 octobre 2009
Aération
Aujourd'hui, prises par l'envie d'activité, ma soeur et moi nous sommes fait plaisir : nous avons fait une grande balade (que l'on pourrait presque qualifier de randonnée) de quatre heures. Le but de cette promenade était de visualiser concrètement le chemin à prendre à pieds pour rejoindre mon lieu de travail. Et bien on l'a fait, et pouvons certifier que le chemin est praticable tout du long. Par contre, comme vous pouvez le constater avec un calcul simple, ce n'est pas gérable tous les jours pour aller travailler, surtout pour se retrouver ensuite debout toute la journée. Je garde nénmoins de côté la proposition de Tsukimi pour la trottinette, parce que j'y gagnerai du temps et de l'énergie.
Quoi qu'il en soit, ça nous a bien aéré la tête et, à deux, nous n'avons pas vu le temps passer, même si on ne discutait pas tout le temps.
Ce fut aussi l'occasion de quelques rencontres insolites, comme une chenille grande comme un index, un couple allumant un feu en bordure de la route, leur bébé 'endormi' dans leur voiture, ou les fesses apparentes d'un cycliste du dimanche. On a aussi vu des policiers qui s'ennuyaient poursuivre le propriétaire sans casque d'un cyclo pétaradant.
J'ai découvert une espèce de fleur qui n'avait pas de pétales. Ou alors ceux-ci étaient plus que discrets.
Enfin, au bout de la route, on en avait plein les jambes, mais au moins nous avons tenu le coup, en pouvant être fières de nous.
Autre style d'aération, Tsukimi et moi avons entreprit de vider et nettoyer contenu et contenant de notre vieille boîte à jouets de bain. Tout un tas de souvenirs versés dans l'eau savonneuse pour reprendre vie. Les pauvres choses avaient moisi pour la plupart, mais avec un peu d'huile de coude et d'anciennes brosses à dents, on a presque réussi à leur redonner leur forme d'antan.
J'ai plein de petites histoires que me sont revenues en mémoire... Ces petits jeux et mises en scène qui transformaient notre bain commun en véritable théâtre, si bien qu'on oubliait même parfois de se laver le corps, prises que nous étions par la vie éphémère de nos petits personnages. L'eau avait tout le temps de devenir froide, sans que même nous nous en rendions compte.
Ce temps est révolu depuis longtemps, mais ce fut vraiment agréable de rouvrir cette boîte à souvenirs.
Ca nous a émues au point d'élever au rang de pièces d'exposition nos petits acteurs préférés.
Pour finir, j'ai une question à vous soumettre. Je n'en ai pas la réponse, désolée. Ca m'énerve, en fait, c'est pour ça que je la pose.
Comment se fait-il que les rayures de la pâte à dentifrice soient toujours présentes, parfaites et régulières, quand on en met sur sa brosse à dents, alors que le tube est large et son contenu bien tassé à l'intérieur ?
16 octobre 2009
Bass blues
Le 12 décembre, l'école de musique à laquelle je suis inscrite donnera un concert pop-rock.
Beaucoup de grands absents parmi les meilleurs artistes qui jouent actuellement ou ont existé dans ces genres, mais bon.
Le fait est qu'on m'a proposé de jouer sur plusieurs morceaux. J'en suis ravie, parce que je sais que ça va beaucoup m'aider à m'améliorer. Par contre, il y en a vraiment des difficiles...
J'aime le défi, tant mieux.
Il n'empêche que je m'énerve stupidement sur "Billie Jean" de Michael Jackson parce que je n'arrive pas à faire sonner toutes les notes au bon rythme. Je sais bien qu'il faut y aller progressivement, étapes après étapes... Commencer par jouer doucement pour bien prendre la position (ça j'y arrive), puis accélérer quand les doigts se sont assouplis pour le bon doigté (pas souple du tout, il faudrait que je trouve de petits exercices pour muscler mes dix boudins).
Je voudrais avoir la patience de faire évoluer mon son sans m'énerver, mais mon groupe d'ensemble (c'est à dire les gens avec qui je joue) ne m'en laisse pas le temps : je suis censée jouer la chanson au tempo original quand je travaille avec eux. Seulement, j'en suis incapable pour le moment. Du coup j'ai honte, je suis frustrée, et j'ai mal.
C'est tellement rageant de ne pas arriver à faire ce qu'on aime.
"Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage". Cette phrase est la morale du "Lion et le Rat" de La Fontaine, et le seul vers de la fable dont je me souvienne.
Peut-être parce que je sais à quel point ces quelques mots me correspondent...
Un peu de masochisme maintenant, écoutez-donc cette ligne de basse qui me fait suer sang et eau.
Michael met une veste, les gens hurlent. C'est fou.
15 octobre 2009
Ume-chan
Avec de la motivation, je pense vraiment que l'on peut tout faire. Comme par exemple tenir un blog quotidiennement.
Je n'habite pas à côté du centre commercial où je travaille, et pour m'y rendre, plusieurs solutions existent. Tout d'abord, les transports en commun, mais depuis que ma carte Imagin'R a expiré, je ne me suis pas intéressée aux tarifs, et je ne suis pas sûre que ce soit plus intéressant qu'en voiture.
Cette dernière est le moyen de locomotion que j'utilise le plus souvent. Je pourrais aussi venir en vélo, mais je n'ai pas encore prit le temps de voir par où je pouvais passer pour m'y rendre, et surtout, pour le moment, je n'ai pas la forme athlétique nécessaire pour assurer pareil trajet tous les jours !!
Donc solution numéro deux le plus souvent : la voiture. Parfois on m'emmène, mais le plus souvent, c'est à moi de me garer. Comme le coin est tout de même un grand centre commercial, les places de parking ne manquent pas. Mais évidemment, rien n'est gratuit dans la vie n'est-ce pas, et ces emplacements étroits sont méchamment payants... Première journée de travail, je me souviens avoir eu une chance monstre : j'avais réussi à échapper au paiement des 9 € pour m'être garée toute la journée car la machine ne prenait pas la carte bleue et je n'avais pas de monnaie. Mon charme naturel de jeune fille en détresse avait dû toucher le gardien, car le brave homme m'avait ouvert la barrière sans beaucoup discuter. N'ayant pas voulu abuser des bonnes choses (et parce que je ne pense pas qu'il m'aurait laissée passer tous les jours...), j'ai vite recherché un endroit moins cher où placer mon engin.
Je n'ai pas eu besoin de me casser la tête, puisque le centre commercial est attenant à des rues résidentielles, et c'est ici, parmi les voitures des résidents, que je gare la mienne.
Ça ne m'a jamais posé de problème, et on se demande pourquoi il aurait seulement pu y en avoir un, mh.
Cependant, très récemment, ayant prit du retard sur la route à cause des feux encombrés et du camion des éboueurs me bloquant le chemin, j'ai dû me garer en 'catastrophe', à cheval sur un talus. J'étais certes dans un virage, mais je ne dérangeais pas le passage, une camionnette pouvant aisément me doubler sans risquer de m'effleurer.
Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai senti que je n'aurai pas dû me garer là, mais je n'avais plus temps de changer d'emplacement, risquant d'ouvrir mon magasin en retard. Pour me donner bonne conscience, j'ai poussé mon rétroviseur contre la vitre, et suit partie travailler sans me retourner.
L'idée m'a chatouillé l'esprit que j'aurais pu, à ma pause, aller bouger la voiture pour éviter le moindre soucis, d'autres places s'étant sûrement libérées entre temps. Mais ma collègue reprenant le travail après un mois complet d'arrêt, j'avais voulu rester disponible et manger près d'elle au cas où elle aurait eut besoin de moi.
Ma journée de travail terminée, j'avais presque oublié le soucis de cet emplacement de parking, et j'ai rejoins mon véhicule la mine quiète.
J'allais m'assoir sur mon siège quand je remarquais un petit feuillet bleu glissé sous mon essuie-glace. Une contravention.
Une prune. Une expérience de la vie dont je me serais bien passée.
En colère contre moi (en plus, à l'heure du passage de ces messieurs (ou dames hein, qu'importe), j'aurais eut le temps de déplacer la voiture le midi...) mais résignée, j'ai accepté de payer mes 35 € (cas 2. Si quelqu'un peut m'expliquer comment sont déterminés les différents cas d'infraction...). Par contre, je trouve rageant qu'on m'y ait reproché de gêner la sortie des véhicules du foyer qui était à côté car c'est inexact, on pouvait facilement circuler autour de ma voiture. Et en plus, dans la même rue, tous les jours, cinq ou six engins sont en infraction et sont vraiment dangereux (obligent à frôler d'autres voitures ou à dépasser sur une voie en sens inverse) et ne se font JAMAIS punir. Ou alors, 'jamais' depuis que je travaille à ma boutique, soit depuis six mois.
Enfin bon, je ne sais pas si on vous a déjà laissé une sœur de cette petite feuille, mais ce qui est écrit ne donne pas vraiment envie de se rebeller contre l'avis de l'autorité : si il y a eut contestation abusive, on peut être amener à payer plus cher que l'amende originelle...
Donc j'ai payé. Je pense que je ne remonterai plus sur un talus avant longtemps...
J'imagine que ce n'était pas ma note la plus passionnante qu'il vous a été donné de lire, mais il ne m'arrive pas que des choses géniales, et parfois ça soulage de les raconter.
C'est con, mais j'ai l'impression d'avoir passé une étape, d'avoir prit conscience que je pouvais aussi faire des choses répréhensibles. Je ne m'en sens pas plus forte ou plus vivante, juste pas infaillible.
J'ai une foule d'idées qui me viennent, comme une moisson. Tout ça pour l'un de mes projets de romans qui me plait le plus, c'est très grisant. M'étonnerais pas que ma plume s'envole bientôt. À très vite !
Image de raverghost.
10 septembre 2009
La pluie s'était calmée, la nuit n'était pas froide, je pouvais attendre.
Je viens mettre fin au suspense !
Vous vous êtes sûrement torturés comme je ne peux même pas l'imaginer pour trouver une fin à mon aventure, là voici donc, en guise de prix pour vos efforts dévoués (...).
Oui, je me disais que je pouvais attendre, un peu pour tester ma soeur aussi. Pour voir si les gens pensaient à moi d'eux-mêmes. J'ai donc patiemment attendu, changeant de position contre mon muret, remontant la route sur quelques mètres, pour la redescendre ensuitre dans l'autre sens, pour me dégourdir les jambes.
Me fiant généralement à mon portable pour me donner l'heure, ma notion du temps était tout ce qu'il y a de plus personnel à cet instant, et à voir la nuit complètement tombée et l'ennui venir doucement, j'ai commencé à trouver le temps long, et je me suis décidée, finalement, à demander l'heure à quelqu'un.
Premier couple que j'arrête, eux non plus n'ont pas l'heure... "Pratique", pensais-je, mais je n'étais pas très bien placée pour critiquer... Deux jeunes filles peuvent finalement répondre à ma question : il était 22h10. Déjà... ?
Une bouffée de détresse et de colère me sert alors la gorge... Je n'avais pas vu le temps passer, et maintenant, je pouvais clairement déterminer que l'on m'avait oubliée. Finis les tests ! Blasée, je demandais alors au couple suivant qui me croisait de me prêter son téléphone (un tactile très difficile d'utilisation pour mes doigts gourds de néophyte, j'ai dû m'y reprendre à trois fois pour réussir mon appel !). Ce fut ma mère qui me répondit, apparrement l'esprit tranquille compte tenu du ton placide qu'elle employât pour me dire après mon "Où êtes-vous ?" sur le fil du rasoir un "Bah toi, tu es où ?"... Avant d'ajouter que ma soeur était partie me chercher il y avait dix minutes de ça.
Je raccroche assez rapidement, sur les nerfs, mais aussi parce que je ne voulais pas trop faire dépenser le brave monsieur qui m'avait dépannée. J'étais en colère, mais quand même rassurée de savoir que tout allait bien à la maison.
Je n'ai pas à attendre beaucoup plus ma soeur, qui arrive en larmes, se confondant en excuses, rejettant toute la faute sur elle, bien que ma mère fusse aussi fautive qu'elle dans l'histoire. Bon, bien sûr, j'aurais dû prendre mon portable, ou en demander un plus tôt. Mais ce n'était pas à moi de rappeler à ma famille qu'elle était censée venir me chercher après le travail... Surtout quand c'est convenu ! Enfin, je pense...
Après ça, Tsukimi s'en voulait tellement qu'elle m'a fait le service pour beaucoup de corvées. La pauvre, j'imagine qu'à sa place je me serrais aussi sentie très mal. Mais bon, finalement, je me suis juste un peu ennuyée, et j'ai été un peu blasée de constater qu'on m'ait oublié, mais il ne m'est rien arrivé, donc bon... Tout est bien qui finit bien !
Bon, j'ai plein de choses à raconter ici, mais je vais garder tout ça pour de prochaines notes.
J'espère que j'arriverai à reposter plus vite qu'entre ces deux dernières !
Je vous laisse avec un nouveau clip, celui d'une chanson de Coeur de Pirate, une jeune chanteuse canadienne de 19 ans, qui écrit et compose ses textes et sa musique. Je trouve qu'elle a un vrai talent et en plus c'est un beau brin de fille.
Bonne écoute !
05 août 2009
Matérielle spiritualité
J'ai la pêche en ce moment, parce que j'arrive à (commencer à) m'organiser doucement.
Je suis toute seule à la maison, et curieusement cette solitude m'aider à mieux gérer mon temps... Il faut croire que mon esprit, plus ou moins inconsciemment, doit être accaparé par l'esprit de famille en temps normal, ou quelque chose du genre...
J'ai repris le travail gaiement au retour de mes vacances chez Suzy. C'était super bien, on a passé quelques jours à cocooner, parler de nous, écouter Bonney M et triturer des poupées. Accessoirement, la tentation m'a rattrapé, et j'ai craqué pour une nouvelle poupée et une tête. Bon, ce sont de bonnes affaires, donc je ne me sens pas trop coupable. Ce n'est pas la faute de Suzy, mais quand je suis avec elle je me sens si bien que tout paraît plus léger... De ce fait, je me prends moins la tête ! Y compris pour les décisions de ce genre, il faut croire.
J'ai déjà hâte de la revoir, la p'tite dame pleine de bébé ! (elle en est à plus de six mois de grossesse, déjà !). On a plein de similitudes dans nos habitudes ou nos modes de pensée, c'est vraiment amusant : je ne compte pas le nombre de fois où j'ai dit "Comme moi !"-"Ah bon, toi aussi ?"-"Oh, pareil !" ou des variantes...
Après ces quelques jours de vacances, mon anniversaire approchait à grand pas, et après avoir récupéré Noé (la nouvelle) que l'on peut considérer comme le cadeau que je me fais, j'imaginais comment ma journée, que j'avais la chance de passer à la maison et non au travail en plus, allait se passer.
Je ne pensais pas que la veille me laisserait un souvenir si particulier...
Ce jour-là je terminais à 21h, et ma sœur et ma mère ayant besoin de la voiture (pour m'acheter un cadeau, mais ce n'est qu'un détail), je devais attendre à un point de rendez-vous convenu qu'on vienne me chercher. Le jour tombe de plus en plus tôt ces temps-ci, et lorsque j'ai fermé le magasin, pile à l'heure pour une fois, c'était déjà le crépuscule. Une amie de longue date qui travaille en face de Aigle était encore dans son magasin. J'ai voulu lui proposer qu'on attende ma sœur ensemble, mais elle était occupée avec ses collègues. Dix minutes plus tard, assise sur un plot, je la vois passer, nous discutons quelques minutes. Déjà, à ce moment là, je me suis demandée si je ne ferais pas mieux de la suivre et de prendre le bus avec elle pour rentrer. J'avais oublié mon portable, et ça m'énervait qu'on ne puisse pas me joindre. Le temps a passé, la nuit est tombée doucement, une petite pluie s'est fait sentir. Je suis allée m'abriter (en plus je n'avais pas de manteau et il faisait un peu frais) sous la voute de la place, ce qui pouvait aussi être un point de rendez-vous visible pour ma sœur.
Je commençais à imaginer diverses choses : qu'on m'avait oublié, que ma mère et ma sœur avait eut de graves soucis dans la journée qui les empêchaient physiquement ou parce que trop occupées, pour venir me chercher. J'ai aussi pensé que mon collègue qui ne travaillait pas ce jour-là était en fait un serial-killer qui avait profité du fait que je n'étais pas à la maison pour aller tuer ma famille (je suis malade).
Ça commençait à m'énerver de voir des gens qui attendaient depuis moins longtemps que moi retrouver les personnes qu'ils attendaient, alors je suis retournée au centre commercial, pour tenter d'appeler chez moi avec le téléphone publique. Cette saloperie ne fonctionnait pas avec des pièces, et je n'avais pas de cartes, donc autant laisser tomber...
Je suis retournée au rendez-vous. Je me disais depuis un petit moment déjà que je pouvais demander à quelqu'un de me prêter son portable quelques secondes pour que j'appelle à la maison, mais sans trop savoir pourquoi, n'ayant rien à faire, j'avais envie de voir ce qu'il allait se passer. La pluie s'était calmée, la nuit n'était pas froide, je pouvais attendre.
Je suis navrée de vous laisser en plus suspense, mais je vais aller me faire à manger !
Vous aurez la suite de cette étrange histoire d'attente nocturne la prochaine fois !
Bonne journée !
-------------------
~Image : Georgia peach, postée par blablablacat sur Photobucket.
21 juillet 2009
Level up !
Alors, comment avez-vous trouvé la chanson que je vous ai laissé hier ?
C'est La Salle de bain, de Shiina Ringo. Je suis tombée amoureuse du style polyvalent de cette chanteuse en découvrant ce titre via mon amie Wabbit. J'écoute avec beaucoup de plaisir ce que je connais de l'artiste.
Aujourd'hui, grande nouvelle, et bonne de surcroît : après une période de doute très stressante, j'ai signé au magasin le passage de mon contrat en CDI.
Premier contrat de ce type de ma vie, c'est très excitant, et vraiment valorisant de savoir qu'on nous fait confiance et qu'on apprécie le travail fourni. Et j'avoue que sentir ma situation moins précaire me rassure beaucoup.
Demain, je pars pour quelques jours chez une amie, donc je ne vous écrirais peut-être pas très rapidement, mais je vais tâcher de faire à l'avenir des retours plus réguliers, certainement plus brefs qu'à mon habitude, mais à plus grande fréquence.
Je vous laisse pour ce soir en compagnie d'une autre chanson de Shiina Ringo, Gamble, assez différente de la première, dans des tons plus rock. Vous pourrez aussi voir le clip que je trouve visuellement assez intéressant et très joli.
19 juillet 2009
Small projects, strong projects
La vie avance, le temps, les secondes, les minutes, les heures, les jours, les mois passent...
Et même si je délaisse parfois cet espace, faute de temps à lui accorder (en cause, mon sens de l'organisation clairement rebelle), je ne perds pas pour autant l'envie de noyer ces pages sous une écriture frénétique.
Pourquoi ? Je pense déjà m'être exprimée là-dessus. Écrire, c'est un sacré remède pour moi. Non seulement, elle me fait ouvrir les vannes, mais c'est aussi un vrai plaisir, qui me rend tout bêtement heureuse.
Honnêtement, je n'aurais que ça à faire, ce serait le bonheur.
Pourtant, sans que je n'arrive à m'expliquer un tel état de fait, il faut toujours que je fasse passer des tonnes de choses, certes qui peuvent sembler nécessaires, mais qui ont souvent beaucoup moins d'importance à mes yeux, devant la simple rédaction de ce blog, ou l'avancée de toutes mes nouvelles et romans ébauchés qui, rappelons-le sont les projets qui me tiennent le plus à cœur.
Tenez, un exemple. Pour me donner les moyens de continuer à vivre pour pouvoir écrire (vous suivez toujours ?), il fallait que je travaille. Gagner de quoi subvenir à mes besoins, donc. Et important, garder du temps à côté pour écrire.
D'où mon 'choix' (bon, en vrai, ce sont les seuls à m'avoir rappelée dans un premier temps) de choisir un contrat à temps partiel, dans une branche où la profession ne me suivrait pas chez moi le soir à la maison, me laissant tout champ libre.
Jusque ici, parfait, génial, les meilleures conditions.
Et bien dans les faits, ce travail est devenu mon activité principale, et c'est lui qui rythme mes journées. C'est à dire que je me lève pour lui, et qu'en rentrant, je suis fatiguée de cette journée de labeur et ne pense qu'à me reposer...
Et bien ça m'énerve, je ne supporte pas cette situation, dès que je m'écarte assez de mon train train quotidien pour m'en rendre compte. Et bien oui, quoi, je devrais plutôt me coller derrière l'ordinateur et ouvrir Word, ou sortir mon cahier blanc et mes crayons...
Je crois que c'est ma méthode, mon organisation du temps, qui pêche. C'est de famille en plus je crois, la petite sœur a le même problème.
Donc, un vrai emploi du temps. Pourquoi pas ressortir un petit tableau horaire et le remplir correctement. Ça fait scolaire, mais après tout, ça a la réputation de fonctionner (attention, ici je ne parle que du tableau, et n'affirme en aucun cas que l'éducation française telle qu'on la distille actuellement fonctionne à tous les coups... !). Et puis aussi, j'me connais, ce qu'il me faut, c'est un bon coup de fouet. Interne ok, mais externe aussi, ' vous privez pas. Un coup de fouet, mais également, et c'est important, l'idée de faire plaisir en avançant ses projets... À son public, mais aussi à soi.
C'est mon moteur à moi, mais l'essence en est bien volatile.
Motivation, qu'on l'appelle.
Il faut peu de choses pour qu'elle s'en aille. Un "peu de chose", mais parfois, aussi, des événements plus graves.
En effet, et on peut dire que c'est ça qui m'a ralentie... Mon père est décédé récemment, le 20 avril. Vu la situation, on pouvait malheureusement s'y attendre, certes. On pouvait imaginer... Et bien ça, non.
Non, malgré tous les scénarii que j'avais pu développer, en dépit de toutes les impressions que je m'étais imaginées ressentir, rien n'égalait le choc et la peine que ce fut en vrai. La phrase est stupide, mais on ne perd son père qu'une seule fois. Voir partir un ami, un amant, bien sûr que c'est dur... Mais voir disparaître un père aimant, qui vous a vu naître, a supporté toutes vos passes, qu'elles soient bonnes ou mauvaises... Qui vous a couvert de bonheur mais aussi contre les intempéries de toutes sortes... Qui était toujours là pour vous écouter quand vous aviez besoin de lui... Qui avait toujours la phrase pour vous donner courage et confiance en vos projets... Qui avait toujours la blague pour vous énervez ou vous faire rire... Un père discret, mais fantastique, qui aura aidé autant de gens qu'il aura aimé sa famille.
Certains jours, je me surprends encore à attendre son retour du travail, ou à me dire que "tiens, ça, ça pourrait lui plaire, je lui montrerai...". C'est dans ces moments là, où on se sent soudain si seuls, qu'on prend vraiment conscience du vide laissé par l'absence.
Ce vide, ce trou béant qui menace jour après jour de m'engloutir, je le comble avec le travail, l'espoir en mes projets, l'amour pour mes proches, et cette écriture salvatrice.
Mais je lui garderais toujours, à mon papa, un petit trou, une jolie place, dans mon cœur.
Allez, avec l'idée de leur donner corps un peu plus vite (superstition ?), je vais lister mes projets, dans leur état actuel. N'en attendez pas plus de détails pour le moment, je protège mes idées !
Écriture :
- Onze romans plus ou moins longs.
- Quinze nouvelles.
- Une pièce de théâtre.
- Un texte en hommage à mon père.
- D'innombrables poèmes et chansons.
Poupées :
- Histoire (photos, romans-photos, textes) End of Genesis
- Histoire Precocious Star
- Histoire Dustar (suite de PS)
- Histoire de Swan
- Histoire autour de BUCK-TICK
- Deux projets en réalisation commune avec ma sœur
+ Deux gros projets mêlant écriture et poupées.
Et enfin, améliorer mon niveau de guitare basse, me remettre au chant et au piano, parce que j'ai vraiment envie de jouer plus de choses, plus difficiles, et pourquoi pas, composer.
Vous savez quoi ? J'y crois !
Bonne soirée à toutes et tous...
----------------------
~image : emprunté à GypsyQueen23 sur Photobucket



